Notre histoire

Archives 6En 1924, quelques Francs-maçons appartenant à divers Ateliers parisiens du Grand Orient de France forment une fraternelle. Des membres de la Loge les Précurseurs à l’Orient de Clichy faisaient également partie du projet. A cette occasion, Désiré Gérard fit don d’un local pour les réunions. Une Société Anonyme fut créée.

Le 27 octobre 1928, la Loge maçonnique de Chelles : « La Solidarité Chelloise » pouvait donc voir le jour. Préalablement, un bureau provisoire avait été constitué le 24 septembre 1928. Désiré GERARD, Desire Gerard PORTRAITqui a donné son nom à notre Temple, en faisait partie. Voilà donc plus 90 ans que nos aînés, animés par cette volonté humaniste, allumèrent des feux qui brûlent encore aujourd’hui.

Depuis cet automne 1928 notre Loge a accompagné les progrès et les convulsions de la société. Sur ses colonnes, l’histoire et l’actualité ont été commentées, discutées. Lorsque les événements du monde se sont accélérés, les Francs-maçons de la Solidarité Chelloise, comme tous les Francs-maçons, ont participé aux luttes sociales, aux combats pour la liberté, pour toutes les libertés. Ce long chemin est parsemé de joies et de douleurs, de moments d’espoir et parfois de désespoir.

20150611_094322 (2)La Loge prospéra jusqu’en 1938. Mais, vint l’occupation allemande et son cortège de malheurs et de pillages. L’immeuble appartenant à la Société Anonyme fut vendu, nos Frères dispersés. Cependant, avec une volonté farouche, le contact fut maintenu par quelques-uns.

Après l’obscurité vint l’aurore et, en 1945, les biens furent restitués. Mais, seuls les murs étaient encore debout. Bien que l’un d’entre nous fit don du mobilier, il fut très difficile de redonner une activité à l’Atelier, la capitale, trop proche, restant un pôle d’attraction important. Pourtant, petit à petit, par les efforts continus de tous et des Présidents qui se sont succédés, les effectifs augmentèrent et la Loge repris son travail en 1949.

Alors, si la chaîne d’union de la Solidarité Chelloise semble s’être rompue entre 1941 et 1949, aujourd’hui elle s’enracine un peu plus dans l’épopée maçonnique. Avec le temps, notre Loge s’est étoffée, renforcée et a grandie pour finalement essaimer.

• En 1974, elle donna naissance à la Loge « la Parfaite Union » de Lagny-sur-Marne.
• En 1989, elle donna naissance à la Loge « Volney 1989 » de Pontault-Combault.
• Elle fêta en 1998, ses 70 ans par une réunion publique suivie d’une TBO (Réunion, ouverte à un public non initié mais dans laquelle le conférencier est Franc-maçon).
• En 2008, pour ses 80 ans, elle présenta, dans le hall de la mairie de Chelles, une exposition sur la laïcité, de 1905 à nos jours qui fut suivie d’une réunion publique sur la Franc-maçonnerie.
• Dix ans après, en 2018, elle célébra ses 90 ans par une rétrospective de son histoire et une information sur l’engagement maçonnique et le chemin initiatique. Cette manifestation se déroula dans le cadre d’une TBO.

Pour saluer, pérenniser et rappeler les actions de tous ceux qui nous ont précédés, nous avons créé ce site. Il sera, nous l’espérons, comme un repère. Il correspond à notre mémoire et préfigure l’avenir. Nous poursuivons ainsi cette exigeante mission qui est de transmettre l’héritage reçu.

Ces pages gravent sur la toile ces souvenirs qui dormaient sur le papier. Elles ont permis de ressusciter nos archives. L’anonymat de celles-ci témoigne de la modestie de nos prédécesseurs qui n’éprouvaient pas le besoin de signer leurs écrits. Comprenons cette leçon des hommes et du temps. Elle nous appelle à plus d’humilité. Elle nous enseigne, que l’important n’est ni l’origine ni la destination pas plus qu’une quelconque célébrité, mais le parcours, c’est à dire ce chemin initiatique qui nous aide à mieux vivre et à mieux aimer.

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Contexte de la création de la Loge de Chelles

En 1928, la ville de Chelles atteint plus de 10.000 habitants. Elle en comptait, au début du siècle, moins de 4000. « L’esprit de Chelles » : écrira Armand LANNOUX, « a été créé par la crucifixion mécanique de cette vieille bourgade, écartelée entre la gare de triage, et la Nationale, qui part de Vincennes pour aller à Lagny. »
Aux alentours des années 1930, ce sont près de cinquante associations qui, avec l’aide de nombreux bénévoles chellois, animent la cité. Cela va de l’Association des Anciens Combattants Républicains, à l’Union Nationale des Combattants, du tennis au tir à l’arc, des canoës et de la pêche avec « La Goujonnette » à l’aviation naissante avec « le Club Aéronautique » et depuis 1928 une Loge Maçonnique : « La Solidarité Chelloise ».
En 1931, Chelles compte trente chômeurs, mais l’heure est préoccupante, les crises nationales et internationales menacent. La crise de 1929 s’est abattue sur l’Europe.
En 1932 le chômage avoisine, en France, les 300.000 personnes. C’est sans commune mesure avec les 6 millions de chômeurs Allemands.
Depuis 1933 fonctionne à Chelles un comité de chômeurs. Il réclame un sac de charbon par semaine, des vêtements, des chaussures pour les enfants, des bons de lait pour les moins de 6 ans.
Aux élections législatives de 1936, un chellois devient député. La nouvelle municipalité prend immédiatement un certain nombre de mesures en faveur des chômeurs.
La victoire de FRANCO, sonne le glas de la paix ; dès lors, les événements se précipitent. La deuxième guerre mondiale est commencée.

(R.G. – Extrait de nos archives)

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